LE VIEIL UORACE, HORACE, CUKIACE, SABINE, CAMILLE
LE VIEIL HORACE
Qtj 'est-ce ci , mes enfants ? écoutez- vous vos flammes ? '
Et perdez-vous encor le t?mps avec des fenmies ? '^
Prêts à verser du sang , regardez-vous des pleurs ?
Fuyez, et laissez-les déplorer leurs malheurs.
Leurs plaintes ont pour vous trop d'art et de tendresse :
Elles vous fcroient part enfin de leur foil)lesse ;
Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de tels coups.
SABINE
N'iip[)ré]iendez rien d'eux, ils son*; difjnes de nous. Maigre tous nos eflurts, vous en devez attendre Ce que vous souhaitez et d'un fils et d'un gendre ; El si notre foiblessc éhranloit leur honneur, Nous vous laissons ici pour leur rendre du cœiu-.
Allons , ma sœur, allons , ne perdons plus de larmes ; Contre tant de vertu ce sont de foibles armes : Ce n'est qu'au désespoir qu'il nous faut recourir. Tigres, allez combattre; et nous, allons mourir.