‹ Chefs-d'œuvre de P. CorneilleChapitre 91 sur 173 · LE VIEIL UORACE, HORACE, CUKIACE, SABINE, CAMILLE · texte numérisé non relu

LE VIEIL UORACE, HORACE, CUKIACE, SABINE, CAMILLE

LE VIEIL HORACE

Qtj 'est-ce ci , mes enfants ? écoutez- vous vos flammes ? '

Et perdez-vous encor le t?mps avec des fenmies ? '^

Prêts à verser du sang , regardez-vous des pleurs ?

Fuyez, et laissez-les déplorer leurs malheurs.

Leurs plaintes ont pour vous trop d'art et de tendresse :

Elles vous fcroient part enfin de leur foil)lesse ;

Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de tels coups.

SABINE

N'iip[)ré]iendez rien d'eux, ils son*; difjnes de nous. Maigre tous nos eflurts, vous en devez attendre Ce que vous souhaitez et d'un fils et d'un gendre ; El si notre foiblessc éhranloit leur honneur, Nous vous laissons ici pour leur rendre du cœiu-.

Allons , ma sœur, allons , ne perdons plus de larmes ; Contre tant de vertu ce sont de foibles armes : Ce n'est qu'au désespoir qu'il nous faut recourir. Tigres, allez combattre; et nous, allons mourir.

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