SABI^ÎE
Vous poussez des soupirs î vos visages pâlissent ! Quelle peur vous saisit ? Sont-ce là ces grands cœurs , Ces héros qu'Albe et Rome ont pris pour défenseurs ?
H on A CE.
Que t'ai-je fait , Sabine ? et quelle est mon offense 5
Qui t'oblige à chercher une telle vengeance ?
Que t'a fait mon honneur ? et par quel droit viens-tu
Avec toute ta force attaquer ma vertu ?
Du moins contente-toi de 1 avoir étonnée',
Et me laisse achever cette grande jciurnée.
Tu me viens de réduire en un étrange point: ^
Aime assez ton mari pour n'en triompher point.
Va-t'en , et ne rends plus la \ icluire douteuse ;
La dispute déjJi m'en est assez honteuse :
SoiiflVe qu'avec honneur je termine mes jours.
SABINE
Va , cesse de me craindre ; on vient h ton secours.
ACTEII,SCÈNEVII. laS