ACTE III, se È NE II. i3i
Le roi même s'étonne; et, pour dernier effort, u Puisque chacun , dit-il , s'échauffe en ce discord , 5 Consultons des grands dieux la majesté sacrée , Et voyons si ce change à leurs bontés agrée. Quel impie osera se prendre à leur vouloir, Lorsqu'on un sacrifice ils nous l'auront fait voir ? » Il se tait , et ces mots semblent être des cliarmes ; Même aux six combattants ils arrachent les armes; Et ce désir d'honneur qui leur ferme les yeux , Tout aveugle qu'il est, respecte encor lès dieux. Leur plus bouillante ardeur cède à l'avis de Tulle ; Et , soit par déférence, ou par un prompt scrupule, Dans l'une et l'autre armée on s'en fait une loi, Comme si toutes deux le connoissoient pour roi. ^ Le reste s'apprendra par la mort des victimes.
SABINE
Les dieux n'avoûront point un combat plein de crimes; J'en espère beaucoup, puisqu'il est différé, Et je comimcnce ù voir ce que j'ai désiré.