‹ Chefs-d'Œuvre de peinture au Musée du Louvre ... Ecole italienneChapitre 16 sur 89 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

Mais Raphaël n'est plus ombrien, il ne l'est qu'au début de sa carrière. L'école ombrienne se termine en lui etdevientromaine. Le grand peintre qui opère celte transformation semble cependant n'appartenir ni à l'une ni à l'autre des deux écoles : il est si fort au-dessus de ses maîtres et de ses disciples ! c'est Giulio Pippi, son élève favori, qui donne aux peintres romains leur caractère particulier. Il s'inspire presque uniquement de l'antiquité, mais de l'antiquité de Rome; ses formes sont énergiques et courtes, son mouvement ressenti ; son style, d'ailleurs fier et robuste, a quelquefois une rudesse farouche, et dans ses toiles respire une majesté héroïque mais pesante.

Toutes ces écoles étaient fort en décadence quand les Carrache établirent à Rologne leur célèbre académie. Ils conviaient les artistes de leur temps à un mouvement éclectique ; ils cherchaient à réunir, dans un style mixte, les qualités dominantes des meilleurs maîtres; c'était bien l'enseignement qui convenait à l'époque, et toute l'Italie en accepta la loi.

Cependant le cavalier Josépin (1560-1640), qui prétendait être idéaliste, et Michel-Ange de Caravage, qui avait pris le nom de naturaliste, se partageaient un certain nombre d'élèves. D'autres s'attardaient à imiter Véronèse ou Michel-Ange.

Puis l'art s'abaissa rapidement. Après l'éclat éphémère de l'école de Naples, si tard venue, si tôt disparue, le Florentin Luti porta le coup de grâce à la peinture italienne en introduisant dans son pays les fadeurs de Van Loo.

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