ACTE I, SCÈNE II
HORATIO
Oui , la barbe à fond noir, Mais d'argent mélangée et comme on Ta pu voir De son vivant.
C'est bien ! c'est bien ! J'irai l'attendre.
Oh ! s'il allait venir cette nuit nous surprendre !
HORATIO.'
J'oserais l'affirmer..
HAMLET, avec cxultaiioD.
S'il se présente à moi Sous les traits adorés de mon auguste roi ; Si c'est lui !... Je saurai te parler, 6 mon père, Quand tout l'Enfer béant me dirait de me taire. . . Mais tenez bien ceci soigneusement secret, Et gardez envers tous un silence discret.
Quoi qu'il puisse advenir, ce soir, que votre bouche Soit muette à jamais sur tout ce qui me touche. A ce prix, pour toujours mon amitié vous suit. Adieu. Sur l'esplanade, avant qu'il soit minuit. Vous me verrez. Adieu.
TOUS, l'iuclinant.
Recevez notre hommage.
Monseigneur.
HAMLET, aTcc cfFusioD.
Oh ! de vous il me faut davantage.
Messieurs : votre amitié.
\jet coDçédiaDt de la maio.
Dieu vous garde ! A ce soir,
Horatio, Marcellut et Bernardo toiical.
Quoi! l'esprit de mon père armé! Que vais-je voir? Entendre?... Oh! je pressens quelque chose d'infâme... Que n'est-il déjà nuit!... Mais calme-toi, mon âme! Pour qu'au grand jour éclate un forfait , quel qu'il soit. Il suffit, je le sais, que Dieu lève le doigt !
Il sort.