‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 114 sur 238 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

HORATIO

Oui , la barbe à fond noir, Mais d'argent mélangée et comme on Ta pu voir De son vivant.

C'est bien ! c'est bien ! J'irai l'attendre.

Oh ! s'il allait venir cette nuit nous surprendre !

HORATIO.'

J'oserais l'affirmer..

HAMLET, avec cxultaiioD.

S'il se présente à moi Sous les traits adorés de mon auguste roi ; Si c'est lui !... Je saurai te parler, 6 mon père, Quand tout l'Enfer béant me dirait de me taire. . . Mais tenez bien ceci soigneusement secret, Et gardez envers tous un silence discret.

Quoi qu'il puisse advenir, ce soir, que votre bouche Soit muette à jamais sur tout ce qui me touche. A ce prix, pour toujours mon amitié vous suit. Adieu. Sur l'esplanade, avant qu'il soit minuit. Vous me verrez. Adieu.

TOUS, l'iuclinant.

Recevez notre hommage.

Monseigneur.

HAMLET, aTcc cfFusioD.

Oh ! de vous il me faut davantage.

Messieurs : votre amitié.

\jet coDçédiaDt de la maio.

Dieu vous garde ! A ce soir,

Horatio, Marcellut et Bernardo toiical.

Quoi! l'esprit de mon père armé! Que vais-je voir? Entendre?... Oh! je pressens quelque chose d'infâme... Que n'est-il déjà nuit!... Mais calme-toi, mon âme! Pour qu'au grand jour éclate un forfait , quel qu'il soit. Il suffit, je le sais, que Dieu lève le doigt !

Il sort.

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