ACTE I, SCÈNE III
MACBETH, toujours à part.
Eh ! pourquoi ces tourments?
Le temps emporte tout dans sa marche éternelle : Toute heure aura sa fin , quoi qu'elle enferme en elle De remords et d'horreur.
BANQUO, revenant vers Macbeth.
La nuit se fait sentir ; Ne vous semble-t-il pas qu'il soit temps de partir ?
MACBETH, s'arracbaot i ses pensées.
A Rosse et à Ançus.
Chers thanes , pardonnez , Macbeth vous en supplie ,
 ces distractions où son cerveau s'oublie.
Ma mémoire évoquait des souvenirs confus ;
Vous m'en créez ici qu'elle n'oublîra plus :
Vos procédés charmants s'inscrivent dans le livre
Tout intime où le cœur aime à se voir revivre.
Allons trouver le roi.
Bas à Banquo.
Dans quelque auti*e moment Nous pourrons revenir sur cet événement : Il faudra que nos cœurs parlent sans réticence.
BANQUO
Je le veux bien .
MACBETH
Partons. Amis, je vous devance.
Tous sortent.
24 MACBETH