ACTE IV, SCÈNE VI
a Et, d*uD bond, le premier je saute àTabordage : u Mais le g^rappin se rompt, rennemi se dég^ag^e, « Notre vaisseau s'éloigne et je suis prisonnier... c( Je fus, ma foi, l*objet d*un traitement princier; u Ils savaient, ces forbans, que la prise était bonne : u Aussi, le prix est lourd auquel on me rançonne. il Qu'en dira le bon roi? J'ai dû l'en prévenir ; « Ma lettre est à ces fins : fais-la-lui donc tenir. « Pour toi, viens me rejoindre ; arrive à tire-d'aile i< Et comme si la mort te chassait devant elle. u Prépare ton oreille et raffermis ton cœur : u Je te rendrai muet de surprise et d'horreur, u Sans que je juge utile encor de tout te dire. u Suis mes braves marins chargés de te conduire ic Tout droit auprès de moi. Quant à ces chers amis, u Rosencrantz, Guildenstem, à qui j'étais remis^ « Ils voguent doucement tous deux vers l'Angleterre : u Par exemple, sur eux je n'ai rien à te taire. u Viens vite, je t'attends. Tout mon cœur est à toi, u Hamlet. »
Allant vÎTement aux deux marint.
Venez, venez, que je vous mène au roi ; Et , votre mission aussitôt terminée , Courons trouver celui qui vous l'avait donnée.