‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 228 sur 238 · ACTE y, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE y, SCÈNE II

En me recommandant sa personne lui-même :

Nul pour lui ne l'eût fait.

HOBATIOy le regardant l'ëloigner, et riant ansti.

On dirait un vanneau Qui court en trébuchant sur un pré couvert d'eau, L'œuf dont il est sorti coiffant encor sa tête.

En minaudant, bien sûr, ce gaillard faisait fête

Au sein de sa nourrice avant de la teter.

Et combien dans ma vie en ai-je pu compter.

De ces beaux damoiseaux que le monde nous vante !

Qu'ont-ils pour moliver leur vogue décevante ?

Le ton, l'habit du jour, quelques airs enchanteurs :

Et les sols d'applaudir à ces Bers séducteurs.

Percez ces bulles d'air brillamment irisées :

Elles crèvent soudain au milieu des risées.

Entre an leignear.

LE SEIGNEUR

Bien que le jeune Osric , Monseigneur, soit venu

Dire au roi qu'il serait ici le bienvenu ,

Sa Majesté pourtant désire avec instance

Que vous ne consultiez que votre convenance ;

Et Laerte soumis à votre bon plaisir ,

Viendra dans tel moment qu'il vous plaira choisir.

Quand il voudra , monsieur. Je suis prêt ici même ,

Ou peux l'être plus tard, si mieux Laerte l'aime.

Qu'il arrange à son gré mon assaut avec lui : Le tout est que je sois dispos comme aujourd'hui.

LE SEIGNEUR

Puisque au désir du roi vous daignez condescendre , Leurs Majestés ici vont à l'instant descendre Avec toute la cour.

Libre au groupe royal .

De venir.

LE SEIGNEUR, aTcc dëférence.

De vous y prince , un accueil cordial Pour Laerte est le vœu qu'exprime votre mère.

C'est un fort sage avis, monsieur, auquel j'adhère.

Le seigneur l'inclioe, et lort.

HORATIO

Vous perdrez ce pari, je le crains.

Je ne sais ; Pendant qu'il voyageait au loin, je m'exerçais; Puis , il me fait beau jeu , d'où suit que la victoire Pourrait bien me rester. .

Portant tout à coup la main â la poilrine.

Oh ! tu ne saurais croire L'étrange serrement que je ressens au cœur... Mais, bah! n'y pensons plus.

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