ACTE IV, SCÈNE II
Dans sa douce bonté jusqu'au petit oiseau.
CaresMQt sa mère.
Mais mon père, dis-moi, n'est pas dans le tombeau?
LADY MACDUFF
S'il est mort, où vas-tu te procurer un père?
l'enfant, avec vivacitë.
Et toi-même un mari?
LADY MACDUFF
L'espèce n'est pas chère; J'en achèterais vingt...
l'enfant, l'interrompant.
Pour les vendre aussitôt I
LADY MACDUFF
Voilà bien de l'esprit, monsieur, pour un marmot.
l'enfant, devenu penfif.
Mère, réponds-moi bien, mon père est-il un traître?
LADY MACDUFF
Un vrai traître, mon fils.
l'enfant.
Et qu'est-ce qu'il faut être Pour mériter ce nom?
LADY MACDUFF
Faux , parjure et menteur.
110 MACBETH
l'enfant.
Ainsi, les hommes faux qui mentent dans leur cœur Sont tous traîtres?
LADY MACDUFF
Oui , tous ; et je dis sans vergogne Qu'il faut les pendre.
l'enfant.
Oh ! qui ferait cette besogne?
LADY MACDUFF
Mais... les honnêtes gens.
l'enfant.
Les menteurs sont nombreux :
S'ils le voulaient alors, s'ils s'entendaient entre eux, Ce sont eux qui pendraient les honnêtes gens, mère, N'est-ce pas?
LADY MACDUFF
Pauvre singe ! . . . Et s'il est mort, ton père?
l'enfant, avec feu.
Si mon père était mort, tu le pleurerais bien. Mais tu ne pleures point. . . aussi je ne crains rien ; Bien sûr qu'il reviendra, quoi que tu puisses dire.
LADY MACDUFF, rembrassaat avec effusion.
Mon fils ! ton doux babil m'a rendu le sourire.
Entre précipitamment un mcsiager.