‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 104 sur 224 · ACTE III, SCÈNE IL iSi · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IL iSi

Vois-le, mais cache-lui que c'est moi qui tViivoie; £t , mcuageaiit ma gloire en l'expliquant pour moi , Peins-lui mon cœur sensible h ce que je lui doi : Fais-lui voir qu'à regret j'abamlomie sa léte. Qu'au plus foible remords sa grâce est toute prête: Et si , pour l'ébranler, il faut aller plus loin , Du soin de mon amour fais ton unique soin ; Laisse , laisse ma gloire , et dis-lui que je l'aime , Tout coupable qu'il est , cent fois plus que moi-même ; Qu'il n'a , s'il veut finir mes déplorables jours , Qu'à souffrir que des siens on arrête le cours. Presse, prie, offre tout pour fléchir son courage. Enfin , si pour ta reine un vrai zèle t'engage , Par crainte, par amour, |>ar pilié de mon sort , Obtiens qu'il se pardonne, et l'arrache à la mort : L'empéduinl de périr, tu m'auras bien servie. Je ne te dis plus rien , il y va de ma vie:

Ne perds point de temps, cours, et me laisse écouter Ce que pour sa défense un ami vient tenter.

i5a LE COMTE D'ESSEX.

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