‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 116 sur 224 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Le comte d'ESSEX.

O fortune, ô grandeur, dont Tamorce flatteuse Surprend, touche, éblouit une ame ambitieuse. De tant d*honneurs reçus c'est donc là tout le fruit ! Un long temps les amasse, un moment les détruit. Tout ce que le destin le plus digne d*envie Peut attacher de gloire à la plus belle vie, Tai pu me le promettre, et, pour le mériter , Il n*est projet si haut qu on ne m'ait vu tenter; Cependant aujourd'hui (se peut-il qu'on le croie?) C'est sur un échafaud que la reine m'envoie!

C'est là qu'aux yeux de tous m'imputant des forfaits...

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