‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 122 sur 224 · J.K DUCHESSE · texte numérisé non relu

J.K DUCHESSE

Quelle gloire, madame ! et combien doit l'envie

Se plaindre du bonheur des restes de ma vie , Puisqu'avaut que je meure on me souffre en ce lieu La douceur de vous voir, et de vous dire adieu ! Le destin qui m'abat n'eût osé me poursuivre. Si le ciel m*eût pour vous rendu digne de vivre. Ce malheur me fait seul mériter le trépas.

Il en donne Tarrét, je n'en murmure pas ; Je cours Texécnter, quelque dur qu'il puisse être, Trop coûtent si ma mort vous fait assez connoitre Que jusques à ce jour jamais cœur enflammé N'avoit eu se donnant si fortement aimé.

LA DUCHESSE

Si cet amour fut tel que je l'ai voulu croire,

Je le connoitrai mieux quand, tout à votre gloire,

Dérobant votre tête à vos persécuteurs,

Vous vivrez redoutable à d'infâmes flatteurs.

C'est par le souvenir d'une ardeur si parfaite.

Que, tremblant des périls où mon malheur vous

jette.

J'ose vous demander, dans un si juste efiroi. Que vous sauviez des jours que j'ai comptés à moi. Douceur trop peu goûtée , et pour jamais finie ! J'en faisois vanité; le ciel m'en a punie.

Sa rigueur s'étudie assez à m'accâbler.

Sans que la vôtre enror cherche à la redoubler.

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