‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 123 sur 224 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

I»B COMTE d'eSSSX.

De mes jours, il est vrai, l'excès de ma tendresse En vous les consacrant vous rendit la maîtresse : Je vous donnai sur eux un pouvoir absolu, Et vous Tauriez encor si vous l'aviez voulu.

Mais, dans une disgrâce en mille maux fertile, Qu'ai-je à faire d*un bien qui vous est inutile ? Qu*ai-je à faire d'un bien que le cboix d'un époux Ne vous laissera plus regarder comme à vous ? Je Vaimois pour vous seule ; et votre bymen funeste Pour prolonger ma vie en a détruit le reste.

Ah ! madame , quel coup ! Si je ne puis souffrir L'injurieux pardon qu'on s'obstine à m'offrir, Ne dites point, hélas ! que j'ai l'ame trop fière; Tous m'avez à la mort condamné la première ; Et refusant ma grâce, amant infortuné, J'exécute l'arrêt que vous avez donné.

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