ACTE IV, SCÈNE V
LA DUCHSBSX.
Voiis sortez de la vie ! Ah ! si ce n*est pour vous , Vivez pour vos amis, pour la reioe, pour tous ; Vivez pour m'affranchir d*uu péril qui m'étonne ; Si cVst peu de prier , je le veux , je lordoune.
LE COVTE dVsSSK.
Cessez , en Tordonnant, <%ssez de vous trahir; Vous m'estimeriez moins, si j*osois obéir.
Je n*ai pas mérité le revers qui m*accable ; Mais je meurs innocent, et je vivrois coupable. Toujours plein d'un amour dont sans cesse en tous
lieux ije triste aocahlemeot paroîtroit à vos yewc , Je tâcherois d'oter votre cœur, vos tendresses, A l'heureux... Mais pourquoi ces i&di^nes foiblesses ? Voyons, voyons, madame, accomplir ; «uis efiroi Les ordres que le ciel a donnés contre moi :
S'il souffre qu'on m'immole aux fureurs de l'envie, Du moins il ac peut voir de lâches dans ma vie : Tout le temps qu'à mes jours il avoitid^stiné, C'est vous et mon pays à qui je l'ai donné.
Votre hymen , des malbeurspour moi le plus insigne , M'a £Eiit voir que de vous je n'ai pas été digne, Que j'eus tort quand j'osai prétendre à votre foi ; K( mon ingrat pays est indigne de moi.
J'ai prodigué pour lui cette vie, il me Tôte;
Un jour, peut-être, un jour, il connoîtra sa faute;
Il verra par les maux qu'on lui fera souffrir...