‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 124 sur 224 · I.A DUGHKSSS · texte numérisé non relu

I.A DUGHKSSS

Cruel I est-ce donc peu qu'à moi-même arrachée, A vos seuls intérêts je me sois attachée ?

Pour voir jusqu'où sur moi s'étend votre pouvoir, Voulez-vous triompher encor de mon devoir? Il chancelle, et je sens qu'en ses rudes alarmes 11 ne peut mettre obstacle à de honteuses larmes, Qui, de mes tristes yeux s'apprétant à couler.

AuroDt pour vous fléchir plus de force à parler. Quoiqu'elles soient reflet d'un sentiment trop tendre, Si vous en profitez , je veux bien les répandre. Par ces pleurs , que peut-être en ce funeste jour Je donne à la pitié beaucoup moins qu'à l'amoar. Par ce cœur pénétré de tout ce que la crainte Pour l'objet le plus cher y peut porter d'atteinte, Enfin, par ces serments tant de fois répétés De suivre aveuglément toutes mes Volontés, Sauvez-vous, sauvez-moi du coup qui me menace. Si vous êtes soumis, la reine vous fiait grâce ; Sa bonté, qu'elle est prête à vous faire éprouver, Ne veut...

LB COMTC D'xSàlX.

Ah I qui vous perd n*a rien à conserver.

Si vous aviez flatte l'espoir qui m'abandonne. Si, n'étant point à moi, vous n'étieità personne, Et qu'au moins votre amour moins cruel à mes feux M'eût épargné l'horreur de voir un autre heureux. Pour vous garder ce cœur où vous seule avez place. Cent fois, quoique inuoceut , j'aurois demandé grâce : Mais vivrez et voir sans cesse un rival odieux... Ah ! madame, à ce nom je deviens furieux :

De quelque emportement si ma rage est suivie. Il peut être' permis à qui sort de la vie..

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