‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 139 sur 224 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Dow JUAN, SGANARELLE.

DOIT JUAlf.

Avec qui parlois-tu? pourroit-ce être Le bon-homme Gusman ? J*ai cm le reconnoitre.

SGAirA&EI.I.E.

Tous avez fort bien cni ; c'étoit lui-môme.

DOIT JUAir.

Il vient Demander quelle affaire en ces lieux nous retient ?

SGAKARELT^E.

n est un peu surpris de ce que, sans rien dire,

ao6 LE FESTIN DE PIERRE.

Vous avez pu sitôt abandonner Elvire.

DOIT JUAV.

Que lui fais-tu penser d'un départ si prompt?

$GikirAEXI.I.E.

Moi?

Rien du tout ; ce n'est point mon affaire.

DON JUAN

Mais toi , Qu'en penses-tu ?

SGAHAKELLK.

Je crois, sans trop juger en bète, Que vous avez encor quelque amourette en tète.

DOV JUAN

Tu le crois ?

SCAN ARELLB.

Oui.

DON JUAN

Ma foi ! tu crois juste ; et mon cœur Pour un objet nouveau sent la plus forte ardeur.

SGANA&ELLB.

Eb ! mon Dieu , j'entrevois d'abord ce qui s'y passe. Votre cœur n'aime point à demeurer en place ; Et, sans lui faire tort sur la fidélité, C'est le plus grand coureur qui jamais ait été. Tout est de votre goût; brune ou blonde» n'importe.

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