ACTE II, SCÈNE VI. aSï
DON JVAir.
Comment ? est-ce pour tous moquer ?
Quel besoin avez-vous de me faire expliquer ? A Tune de vous deux j*ai promis mariage ; J>n demeure d*acGord : en faut-il davantage ? Et chacune de vous, dans un débat si prompt, Ne sait-elle pas bien comme les choses vont ? Celle i qui je me suis engagé doit peu craindre Ce que, pour Tétonner, Tautre s'obstine à feindre; Et tous ces vains propos ne sont qu'à mépriser. Pourvu que je sois prêt toujours à Tépouser.
Qui va de bonne foi hait les discours frivoles. J*ai promis des effets , laissons là les paroles. C'est par eux que je songe à vous mettre d'accord ; Et l'on saura bientôt qui de vous deux a tort, puisqn'en me mariant je dois faiire connoitre Pour laquelle l'amour dans mon cœur a su naître.
( à Mathnrine.) Laissez-la se flatter, je n^adore que vous.
( à CharloUe.} Ne la détrompez point, je serai votre époux.
( à Mathnrine.)
Il n'est charmes si vifs que n*effacent les vôtres.
( h Chariotte.)
Quand on a vu vos yeux , on n'en peut souffrir d'antres.
35s LE FESTIN DE PIEKEE.
Une affiiire me presse, et je cours l'achever; Adieu: daus un momeDt je viens vous retrouver.