ACTE I, SCÈNE IV. af
Puisque mon fier devoir le condamne à se taire. Laissez-mot me cacher que vous m'avez su plaire ; Laissez-moi déguiser à mes chagrins jaloux Qu*il n*est point d*heur pour moi, point de repos sans
vous.
C'est trop : déjà mon cœur, à ma gloire infidèle , De mes sens mutinés suit le parti rebelle; Il se trouble, il s'emporte; et, dès que je vous voi, Ma tremblante vertu ne répond plus de moi.
THÉSÉE
Ah! puisqu-en ma faveur Tamuur fait ce miracle. Oubliez qu'une sœur y voudra mettre obstacle. Pourquoi, pour Véparguer, trahir un si beau feu P
FBÈDRE.
Mais sur quoi vous flatter d'obtenir son aveu ? .Sachant que vous m'aimez...
THÉSÉE
C'est ce qu'il faut lui taire« Sa fuite de Mîuos allume la colère :
Pour s'en mettre à couvert elle a besoin d'appui. Le roi l'aime, faisons qu'elle s'attache à lui. Et qu'acceptant sa main au défaut de la mienne. Elle souffre en ces lieux qu'un trône la soutienne. Quand un nouvel amour, par l'hymen établi.
M'aura par l'habitude attiré ^^oubli.
aa ARIANE.
Qu'elle verra pour moi son mépris nécesiaire , Nous pourrons de nos feux découvrir le mystère. Mais , prêt à la porter à ce grand changement, J*ai besoin de vous voir enhardir un amant; De voir que dans vos yeux , quand ce projet me flatte , Eu faveur de Tamour un peu de joie éclate ; Que, contre vos frayeurs rassurant votre esprit, Elleefboe...
PHÈDRS.
Allez, prince; on vous aime, il suffit.
Peut-être que sur moi la crainte a trop d*empire. Suivez ce qu'en secret votre cœur vous inspire; Et de quoi que le mien puisse encor s'alarmer, N'écoutez que Tamour, si vous savez aimer.
Plir DU PRBMIBR ACTK.