‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 170 sur 224 · ACTE III, SCÈNE I. a · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I. a

DOn J0AN.

Tu raisonnes fort juste.

SOANARBI.LE.

n est vrai , oet habit Sur le raisonnement m*inspire de l'esprit; Et si ,' sur certains points ou je vuudrois vous mettre , La dispute...

DON JUAN

Une fois je veux te la permettre.

SGANARKLLS.

Errez en médecine autant qu'il vous plaira, Xa seule faculté s'en scandalisera :

Mais sur le reste, là, qae le cœur se déploie. Que croyeZ'Tous ?

noir JUAN.

Je crois ce qu'il faut que je croie.

SGANARELLB.

Bon ; parlons doucement et sans nous échauffer. Le ciel...

OOK JU1.H.

Laissons cela.

SGAirARBLI.E.

C'est fort bien dit. L'enfer...

OOH /UAXr.

Laissons cela, te dis-je.

a64 LE FESTIN DE PIERRE.

SGAirAREI.LE.

Il n'est pas nécessaire De vous expliquer mieux ; votre réponse est claire. Malheur si l'esprit fort s'y Irouvoit oublié! Voilà ce que vous sert d'avoir étudié ; Temps perdu. Quant a moi, personne ne peut dire Que Ton m'ait rien appris : je sais à peine lire , Et j'ai de l'ignorance à fond; mais, franchement, Avec mon petit sens, mon petit jugement, Je vois, je comprends mieux ce que je dois comprendre.

Que vos hvres jamais ne pourroient me rapprendre. Ce monde où je me trouve, et ce soleil qui luit, Sont-ce des champignons venus en une nuit ?

Se sont-ils faits tout seuls? Cette masse de pierre Qui s'élève en rochers, ces arbres, cette terre, Ce ciel planté là-haut; est-ce que tout cela S'est bâti de soi-même? Et vous, seriez-vons là Sans votre père, à qui le sien fut nécessaire Pour devenir le vôtre? Ainsi, de père en père, Allant jusqu'au premier, qui veut-on qui l'ait iait, Ce premier? Et dans l'homme, ouvrage si parfait, Tous ces os agencés l'un dans l'autre , cette ame, Ces veiues, ce poumon, ce cœur, ce foie... Oh! dame, Parïez à votre tour, comme les autres font;

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