ACTE III, SCÈNE I
Profiter, s'il avient, du bonheur du malade, Et voir attribuer au seul pouvoir de Tart Ce qtt*avec la nature aura fait le hasard...
SGANARELLB.
Oh ! jusqu'où vous poussez votre humeur libertine ! Je ne vous croyois pas impie en médecine.
DOlf JUAir.
Il n^est point parmi nous d'erreur plus grande.
SCANARELLE.
Quoi!
Pour un art tout divin vous n'avez point de foi ! La casse, le séné, ni le vin émétique...
DOH JUAir.
La peste soit le fou !
SÛAVARELLE.
Tous êtes hérétique, Monsieur. Songez-vous bien quel bruit, depuis un
temps.
Fait le vin émétique ?
DOIT JUAH.
Oui, pour certaines gens.
SGAXrARBLLE.
Ses miracles par-tout ont vaincu les scrupules : Leur force a converti jusqu'aux plus incrédules: Et, sans aller plus loin, moi qui vous parle, moi ,
a6« LE FESTIN DE PIEKRE.
J'en ai vu des effets si surprenants...
non JUA.V.
En quoi?
SGAirA.RELI.£.
Tout peut être nié, si sa vertu se nie.
Depuis six jours un homme étoit à Tagonie, Les plus experts docteurs n^y connoissoient plus rien; Il avoit mis à bout la médecine.
DOIT JUA.lf.'
Hé bien ?
SGANARELLE
Recours à Témétique : il en prend pour leur plaire; Soudain...
Le grand miracle ! il réchappe ?
SGANARBLI.E.
Au contraire.
Il eu meurt.
AON JUA.ir.
Merveilleux moyen de le guérir!
SGA.irARBLLB.
Comment ! depuis six jours il ne pouvoit mourir ; Et, dès qu'il en a pris, le voilà qui trépasse ! Vil-on jamais remède avoir plus d'efficace ?