‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 169 sur 224 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

Profiter, s'il avient, du bonheur du malade, Et voir attribuer au seul pouvoir de Tart Ce qtt*avec la nature aura fait le hasard...

SGANARELLB.

Oh ! jusqu'où vous poussez votre humeur libertine ! Je ne vous croyois pas impie en médecine.

DOlf JUAir.

Il n^est point parmi nous d'erreur plus grande.

SCANARELLE.

Quoi!

Pour un art tout divin vous n'avez point de foi ! La casse, le séné, ni le vin émétique...

DOH JUAir.

La peste soit le fou !

SÛAVARELLE.

Tous êtes hérétique, Monsieur. Songez-vous bien quel bruit, depuis un

temps.

Fait le vin émétique ?

DOIT JUAH.

Oui, pour certaines gens.

SGAXrARBLLE.

Ses miracles par-tout ont vaincu les scrupules : Leur force a converti jusqu'aux plus incrédules: Et, sans aller plus loin, moi qui vous parle, moi ,

a6« LE FESTIN DE PIEKRE.

J'en ai vu des effets si surprenants...

non JUA.V.

En quoi?

SGAirA.RELI.£.

Tout peut être nié, si sa vertu se nie.

Depuis six jours un homme étoit à Tagonie, Les plus experts docteurs n^y connoissoient plus rien; Il avoit mis à bout la médecine.

DOIT JUA.lf.'

Hé bien ?

SGANARELLE

Recours à Témétique : il en prend pour leur plaire; Soudain...

Le grand miracle ! il réchappe ?

SGANARBLI.E.

Au contraire.

Il eu meurt.

AON JUA.ir.

Merveilleux moyen de le guérir!

SGA.irARBLLB.

Comment ! depuis six jours il ne pouvoit mourir ; Et, dès qu'il en a pris, le voilà qui trépasse ! Vil-on jamais remède avoir plus d'efficace ?

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