‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 174 sur 224 · I.B0ir0R · texte numérisé non relu

I.B0ir0R

Je suis morte.

SGAHARBI.LS.

Mal , sur-tout , qui s'augmente au couven t.

LBONOR.

Il n'importe.

On ne laissera pas de m'y mettre.

DOH JUAN.

Et pourquoi?

LBONOR.

A cause de ma sœur qu'on aime plus que moi :

On la mariera mieux, quand on n'aura plus qu'elle.

DON JUAN

Vous êtes pour cela trop aimable et trop belle. Non, je ne puis souffrir cet excès de rigueur; Et, dès demain , pour faire enrager votre sœur, Je veux vous épouser : en serez- vous contente?

ayo LE FESTIN DE PIERRE.

Hé ! mon dieu ! n'allez pas en rien dire à ma tante. Sitôt que du couvent elle voit que je ris. Deux, soufflets me sont sdrs; et ce seroit bien pis Si vous alliez pour moi parler de mariage.

DOIT JUAZr.

Hé bien ! marions-nous en secret : je m'engage, Puisqu'elle vous maltraite, à vous mettre en état De ne rien craindre d'elle.

SGANA.RELLE.

Et par un bon contrat; Ce n'est point à demi que monsieur fait les choses.

DON JUAN

J'avois, pour fuir l'hymen , d'assez pressantes causes; Mais , pour vous faire entrer au couvent malgré vous , Savoir qu'à la menace on ajoute les coups, C'est un acte inhumain, dont je me rends coupable Si je ne vous épouse.

sgahjlrelle.

Il est fort charitable :

Voyez ! se marier, pour vous ôter l'ennui D'être religieuse ! Attendez tout de lui.

LÉONOR

Si j 'osois m 'assurer. . .

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