‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 23 sur 224 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ŒN ARUS, THÉSÉE, ARIANE, NÉRINE.

OiVKKVS.

Prince) mon trouble parie; et, quandje voudrais taire Le supplice où m'expose uu destin trop contraire, De mes yeux interdits la confuse langueur Trahiroit malgré moi le secrtit de mon cœur.

J'aime; et de cet amour dont j'adore les charmes La princesse est Tobjet. N'en prenez point d'alarmes : Au point de votre hymen vous «n faire Taveu , C'est vous montra assez ce qu'est uu si beau feu. De tous ses mouvements ma Iraison me rend maStre : L'eiTort est grand, sans doute; on en soulfre;et peutêtre Un rival tel que moi , par sa vertu trahi , Mérite d'être plaint et non d'être haï.

C est tout ce qu'il prétend pour prix de sa victoire , Ce malheureux rival qui s'immole à sa gloire. Vos soupçons auroieut pu faire outrage à ma foi. S'ils slétoient avec vous expliqués avant moi : C'est en les prévenant que je me justifie.

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