ACTE II, SCÈNE IV. 3Î
THÉSÉE
C*en est trop... Mon oœiir... Dieux !
AlilAHB.
Que ce trouble m'est doux !
Ce qu*il vous (ait sentir, je me ie dis pour vous. Je me dis...
THÉSÉC.
Plût aux dieux ! vous sauriez la contrainte...
ARTAKE.
Encore un coup, perdez cette jalouse crainte: J'en connois le remède ; et, si l'on m'ose aimer. Vous n*aurez pas long-temps à vous en alarmer.
THÉSÉE
Minos peut vous poursuivre ; et si de sa vengeance..
Et n'ai-je pas en vous une sûre défense ?
THÉSÉE
Elle est sûre, il est vrai ; mais...
ARIAHE.
Achevez.
THÉSÉE
J'attends..
ARIAHl.
Ce désordre me géoe, et dure trop long-temps. Expliquez-vous enfiu.
THÉSÉE
Je le veux > et ne Tose; A mes propres souhaits moi-méroe je m^oppose ; Je poursuis un aveu que je crains d*obtenir.
Il faut parler pourtant; c'est trop me retenir.
Vous m'aimez, et peut-être une plus digne flamme N*a jamais eu de quoi toucher une grande ame. Tout mon sang auroit peine à m'aoquitter vers vous; Et cependant le sort, de ma gloire jaloux.
Par une tyrannie à vos désirs funeste...
Adiçu : Pirithoiis vous peut dire le reste.
Sans Vamour qui du roi vous soumet les états. Je vous conseillerois de ne l'apprendre pas.