ACTE II, SCÈNE V
Je V01I5 GODipreods tous deuitYouMiTivez d'Atbèuesc Du sang dont je suis née on n'y veut point de reines; Et le peuple indigné refuse à ce héros D'admettre dans son lit la fille de Minos.
Qu'après la mort d'Egée il soit toujours le même ; Qu'il m'ôte, s'il le peut, l'honneur du ranjg suprême : Trône, sceptre, grandeurs, sont des biens superflus ; Thésée étant à moi , je ne veux rien de plus. Son amour paie assez ce que le mien me coûte ; Le reste est peu de chose.
PiaiTBOUS.
Il vous aime, sans doute* Et comment pourroit-il avoir le cœur si bas Que tenir tout de vous et ne vous aimer pas?
Mais, madame , ce n'est que des âmes communes Que l'amour f^ivitorise à régler les fortunes. Qu'Athènes se déclare ou pour ou contre voul^, Tous avez de Minos à craindre le courroux ; Et rhymen seul du roi peut sans incertitude Tous ôter là-dessus tout lieu d'inquiétude.
Il vous aime; et de vous Naxe prenant la loi Calmera...
ARIAZIS.
Vous voulez que j'épouse le roi ?
Certes Ta vis est rare ! et, si j'ose voas croire, Un noble changement me va combler de gloire ! Me connoissez-vous bien?
PÏRITHOUS.
Les moindres lâchetés Sont pour votre grand cœur des crimes détestés; Tous avez pour la gloire une ardeur sans pareille : Mais , madame , je sais ce que je vous conseille ; Et si vous me croyez, quels que soient mes avis, Vous vous trouverez bien de les avoir suivis.
Qui ? moi les suivre ? moi , qui voudrois pour Thésée A cent et cent périls voir ma vie exposée ?
Dieux ! quel étonnement seroit au sien égal.
S'il sa voit qu'un ami parlât pour son rival, S'il savoit qu'il voulût lui ravir ce qu'il aime.'
PÏRITHOUS.
Tous le consulterez ; n'en croyez que lui-même.
ARIAirS.
Quoi ! si l'offre d'un trône avoit pu m'éblouir , Je lui demanderois si je dois le trahir.
Si je dois l'exposer au plus cruel martyre Qu'un amant...
PÏRITHOUS.
Je n'ai dit que ce que j'ai dû dire.