SCENE I
OENARUS, PHÈDRE.
(J n si grand changement ne peu t trop me surprendre; J*en ai la certitude, et ne le puis comprendre. Après ce pur amour dont il suivoit la loi , Thésée à ce qu'il aime ose manquer de foi !
Dans la rigueur du coup, je ne vois qu'avec crainte Ce qu'au cœur d'Ariane il doit porter d'atteinte. J'en tremhle; et si tantôt, lui peignant mon amour, Je voulois être plaint, je la plains à son tour. Perdre un bien qui jamais ne permit d*espérance N'est qu'un mal dont le temps calme la violence; Mais voir un bel espoir tout-à-coup avorter