‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 57 sur 224 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ARIANE, NÉRINE

HÉRIITE.

U H peu plus de pouvoir, madame, sur vous-même. A quoi sert ce transport, ce désespoir extrême? Yqus avez, dans un trouble à nul autre pareil, Prévenu ce matin le lever du soleil.

Dans le pelais errante , interdite , abattue , Vous avez laissé voir la douleur qui vous tue : Ce ue sont que soupirs , que larmes, que sanglots.

▲ aiAHE.

On me trahit, Nérine; où trouver du repos ?

Quoi ! ce parfait amour dont mon ame ravie Ne croyoit voir la fin qu*en celle de ma vie,

Ces feux, ces tendres feux pour moi trop allumés, Dans le cœur d'un ingrat sont déjà consumés ! Thésée avec plaisir a pu les voir éteindre !

Ma mort n*est qu'on malheur qui ne vaut pas le

craindre !

Et ce parjure amant qui se rit de ma foi, Quoiqu'il vive toujours, ne vivra plus pour moi ! Que fait Pirithoûs? viendra-t-il ?

irÉRINB.

Oui, madame; Je Tai fait avertir.

ARIAKE.

Quels combats dans mou ame !

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