‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 56 sur 224 · ACTE IV, SCÈNE V. 8i · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. 8i

Que cette triste mort qu'elle croit m'appréter. • Elle a su votre amour, elle saura le reste.

De ses pleurs, de ses cris, fuyons Téclat fiuieste ; Je vois bien qu'il le faut. Mais, las !

THÉSÉE

Vous soupire/ ?

, PHÈDRE

Oui , prioce, je veux trop ce que vous desirex. Elle se fie à moi , cette soeur , elle m*aime ; C'est une ardeur sincère, une tendresse extrême; Jamais son amitié ne me refusa rien :

Pour l'en récompenser je lui vole son bien , Je Fexpose aux rigueurs du sort le plus sévère, Je la tue ; et c'est vous qui me le faites faire ! Pourquoi vous ai-je aimé ? <

THÉSÉE

Vous eu repentez-vous ?

PHÈDRE

Je ne sais. Pour mon cœur il n'est rien de plus doux : Mais, vous le remarquez, ce cœur tremble, soupire; Et perdant une sœur , si j'ose eucor le dire, Vous la laissez dans Naxe en proie à ses douleurs ; Votre légèreté me peut laisser ailleurs.

Qui voudra plaindre alors les ennuis de ma vie Sur l'exemple éclatant d'Ariane trahie ?

Sa A&IANB.

Je Taurai bien voulu. Mais c'en est fait; partons.

THBSÉI*

En Tain...

PHsn&i.

Le temps se perd quand nous en consultons.

Si vous blâmez la crainte où ce soupçon me livre. J'en répare l'outrage &ï m*o£Erant à vous suivre. Puisqu'à ce grand effort ma flamme se résout, Donnez l'ordre qu'il faut, je serai prête à tout.

FIN DU QUATRIEMK ACTK,

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