ACTE V, SCÈNE IL
▲ mAHE.
Différer d*ètre heureux après son incoosUnce, C'est montrer en aimant bien peu d'impatience ; Et ce nouvel objet dont son cœur est épris T doit pour son amour croire trop de mépris.
Pour moi, je Tavouerai, sa trahison me fiche; Mais puisqu*en me quittant il lui plaît d'être lâche, Si je dois être an roi, je vondrois que sa main Eût pu déjà fixer mon destin incertain.
L*irrésolution m'embarrasse et me gène.
PIRITHOUS.
Si l'on m*aToit dit vrai, vous seriez hors de peine; Mais, madame, je puis être mal averti.
ARIAirB.
Et de quoi, prince?
PCRITBOUS.
On dit que Thésée est parti.
Par là vous seriez libre.
ARIANB,
Ah! que vieus-je d'entendre?
Il est parti, dit'on?
PiniTBOUS.
Ce bruit doit vous surprendre.
ARXAirX.
Il est parti ! Le ciel me trahiroit toujours !
Mais non ; que deviendroient ses nouvelles amours ? Feroit-il cet outrage à Tobjet qui Tenflaniine ? L*abandonneroit-il ?
PIRITHOUS.
Je ne sais; mais, madame, Un vaisseau cette nuit s'est échappé du port.
Ce n'est pas lui, sans doute, on le soupçonne à tort.
Peut-il être parti sans que le roi le sache.
Sans que Pirithoûs, a qui rien ne se cache ,
Sans qu'enfin... Mais de quoi me vondrois-je étonner?
Que ne peut-il pas faire? il m'ose abandonner.
Oublier un amour qui, toujours trop fidèle,
M'oblige encor pour lui...