‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 61 sur 224 · ACTE V, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IL

▲ mAHE.

Différer d*ètre heureux après son incoosUnce, C'est montrer en aimant bien peu d'impatience ; Et ce nouvel objet dont son cœur est épris T doit pour son amour croire trop de mépris.

Pour moi, je Tavouerai, sa trahison me fiche; Mais puisqu*en me quittant il lui plaît d'être lâche, Si je dois être an roi, je vondrois que sa main Eût pu déjà fixer mon destin incertain.

L*irrésolution m'embarrasse et me gène.

PIRITHOUS.

Si l'on m*aToit dit vrai, vous seriez hors de peine; Mais, madame, je puis être mal averti.

ARIAirB.

Et de quoi, prince?

PCRITBOUS.

On dit que Thésée est parti.

Par là vous seriez libre.

ARIANB,

Ah! que vieus-je d'entendre?

Il est parti, dit'on?

PiniTBOUS.

Ce bruit doit vous surprendre.

ARXAirX.

Il est parti ! Le ciel me trahiroit toujours !

Mais non ; que deviendroient ses nouvelles amours ? Feroit-il cet outrage à Tobjet qui Tenflaniine ? L*abandonneroit-il ?

PIRITHOUS.

Je ne sais; mais, madame, Un vaisseau cette nuit s'est échappé du port.

Ce n'est pas lui, sans doute, on le soupçonne à tort.

Peut-il être parti sans que le roi le sache.

Sans que Pirithoûs, a qui rien ne se cache ,

Sans qu'enfin... Mais de quoi me vondrois-je étonner?

Que ne peut-il pas faire? il m'ose abandonner.

Oublier un amour qui, toujours trop fidèle,

M'oblige encor pour lui...

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