ACTE V, SCÈNE III
NÉRIKE.
Madame, j'ai long-temps...
Où Tas-tu donc laissée ?
Parle.
HÉRINZ.
De tous côtés j*ai coani vainement; On ne la trouve point dans son appartement.
ARIAKK.
On ne la trouve point! Quoi ! si matin ! je tremble Tant de maux à mes yeux viennent s'offrir ensemble, Que, stupide, égarée, eu ce trouble importun , De crainte d*eu trop voir, je n'en regarde aucun. N'as- tu rien ouï dire ?
KÉRINB.
On parle de Tbésée.
On veut que cette nuit, voyant la fuite aisée...
O nuit ! ô trahison ! dont la double noirceur Passe tout... Mais pourquoi m'alarmer de ma sœur.' Sa tendresse pour moi, l'intérêt de sa gloire, Sa vertu , tout enfin me défend de rieu croire. Cependant contre moi quand tout prend son parti. Elle ne paroit point, et Thésée est parti !
Qu'on la cherche;c'est trop languir dans ce supplice;
Je m'en sens accablée, il est temps qu'il finisse. Quoique mon cœur rejette un doute injurieux, Il a besoin, ce cœur, du secours de mes yeux. La moindre inquiétude est trop tard apaisée.