‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 62 sur 224 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

NÉRIKE.

Madame, j'ai long-temps...

Où Tas-tu donc laissée ?

Parle.

HÉRINZ.

De tous côtés j*ai coani vainement; On ne la trouve point dans son appartement.

ARIAKK.

On ne la trouve point! Quoi ! si matin ! je tremble Tant de maux à mes yeux viennent s'offrir ensemble, Que, stupide, égarée, eu ce trouble importun , De crainte d*eu trop voir, je n'en regarde aucun. N'as- tu rien ouï dire ?

KÉRINB.

On parle de Tbésée.

On veut que cette nuit, voyant la fuite aisée...

O nuit ! ô trahison ! dont la double noirceur Passe tout... Mais pourquoi m'alarmer de ma sœur.' Sa tendresse pour moi, l'intérêt de sa gloire, Sa vertu , tout enfin me défend de rieu croire. Cependant contre moi quand tout prend son parti. Elle ne paroit point, et Thésée est parti !

Qu'on la cherche;c'est trop languir dans ce supplice;

Je m'en sens accablée, il est temps qu'il finisse. Quoique mon cœur rejette un doute injurieux, Il a besoin, ce cœur, du secours de mes yeux. La moindre inquiétude est trop tard apaisée.

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