SCÈNE V
ARIANE, NÉRINE
ariauk.
Ah 1 Nérine !
Madame, après ce que je voi, Je Tavoue, il n'est plus ni d'honneur, ni de foi : Sur les plus saints devoirs Finjustice remporte. Que de chagrins ! »
▲ RIAITE.
Tu vois, ma douleur est si forte. Que, succombant aux maux qu'on me fait découvrir. Je demeure insensible à force de souffrir.
Enfin d'un fol espoir je suis désabusée ; Pour moi , pour mon amour, il n'est plus de Thésée. Le temps au repentir auroit pu le forcer; Mais c'en est fait, Nérine, il n'y faut plus penser.
Hélas! qui l'auroit cru, quand son injuste flamme Par l'ennui de le perdre accahloit tant mon ame, Qu'en ce terrible excès de peine et de douleurs Je ne connusse eucor que mes moindres malheurs?