‹ Chefs-d'œuvreChapitre 38 sur 74 · MONSIEUR HARDOUIN, MADAME DE VERTILLAC ^. ^ -.„ ^ MONSIEUR HARDOUIN · texte numérisé non relu

MONSIEUR HARDOUIN, MADAME DE VERTILLAC ^. ^ -.„ ^ MONSIEUR HARDOUIN

Et votre fille?

MADAME DE VERTILLAC

J'ai pensé que ces petites oreiUes-là seraient au moins superflues pour ce que nous avons à nous dire, et je viens de les déposer chez notre amie, madame de Chepy.

MONSIEUR HARDOUIN La pauvre enfant, que je la plains ! (// sonne. Bas au laquais.) Faites dire à M. de Cranceyde se rendre sur-le-champ chez madame de Chepy où il trouvera bonne compagnie.

MADAME DE VERTILLAC

C'est pour qu'on ne vienne pas nous interrompre ?

^ j. . , MONSIEUR HARDOUIN

Tout juste.

MADAME DE VERTILLAC

Eh bien, que dites-vous de ce Crancey ?

MONSIEUR HARDOUIN

Je dis qu'il a la tête tournée de votre fiUe, et que ce n'est pas un grand malheur.

Une dissimulation de quatre jours ! Je ne pardonnerai jamais ce mystère à ma fille. Mais parlons d'abord de nous ensuite nous parlerons d'elle. Je me doute bien que depuis notre cruelle séparation votre cœur ne vous est pas resté. Point de question de ma part sur ce point, parce que vous me mentiriez peut-être ; aucune de la vôtre, s'H vous plait, ^ 79

DIDEROT

parce que je serais femme à vous dire la vérité. Mais votre temps, votre talent ?

MONSIEUR HARDOUIN

Ma foi, je les donne à tous ceux qui en font assez de c?s pour les accepter.

Page 1