‹ Chefs-d'œuvre des arts industrielsChapitre 1 sur 29 · A M. CHARLES BLANC · texte numérisé non relu

A M. CHARLES BLANC

C’est à mus, mon cher maître et ami. que revient de droit la dédicace de ce livre, si imparfait que je le regarde malgré les soins qu’il m'a coûté.

En m’appelant , le jour même oh vous fondiez définitivement /«Gazette «es beaux-arts, à en devenir un des collaborateurs assidus, t'ous me mettiez en rapports constants et directs avec les artistes, les amateurs, les conservateurs de collections publiques de la France et de l’Europe entières. C’est donc à votre bimveillatwe que je reporte les précieuses relations que j’ai nouées à Paris, en province et à l’étranger.

Votre belle confiance en ma plume, qui n antit à peu près point encore écrit un mot, m'ouvrait tout grand le cénacle

de ces gens de goût et d'érudition gui s’étaient groupé» autour de votre œuvre naissante. C'est là que j'ai connu Jules tlenouvier et Paul Munli, Émile Galichon et Léon iMgrange, Alfred Parcel et Albert Jacquemart, W.Mryer et Champfleury, pour ne citer que ceux dont le nom revient le plus souvent dans les pages de ce recueil unique ■ C'est en compagnie de ces esprits de tendances si diverses que j'ai appris à interroger avec imi>artialité tous ces travaux d’érudition et de critique qui simt la gloire de notre grande et chère époque.

Enfin, c’est en lisant cette IIistuiue des peintiies de toutes les écoles, qui depuis quime ans sans interruption tient le public attentif et charmé; c'est en étudiant cette Giiammaiise nus .uvrs di dessin qui forme le cours d’esthétique le plus ingénieux et le plus brillant qu'on ait professé depuis Winckehnann ; c'est eu suivant ees grands travaux où Part et la critique ont une fiait égale, que j’ai entrepris ce livre.

Ce que ce livre contient, son titre vous le dit : le signalement de elle fs-d' œuvre de l'art multiplié jmr l'industrie on de l'industrie ennoblie par l’art, et qui sont l’honneur des collections privées, des musées publics ou des ateliers

contemporains. Ce qu'il aurait voulu mieux exprimer, c'est l'ardente sympathie que m'inspirent les arts dans leur fnnclim décorative, dans leurs manifestations les plus personnelles ou les plus générales, les plus glorieuses ou les plus humbles , chez tous les peuples, à travers toutes les éjuspies, mais à la condition que ces arts restent vivants et qiw les artistes soient sincères.

Votre autorité vous permet de formuler des préceptes et mire élmpience de défendre la tradition. Mon rôle était plus modeste et ma donnée moins exclusive. Mais noire but est le même : poursuivre cette Beauté ipii est éternelle, supérieure et variée comme le Génie humain.

Acceptez donc, mon cher maître, l'hommage ipie je mus fus de mon premier livre et conservez-moi mire précieuse amitié.

Page 1