‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatique (volume 2)Chapitre 110 sur 201 · iMCOMKDK · texte numérisé non relu

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Elle le souffrait mal auprès d'un adversaire;

Mais quoique, par ce triste et prudent souvenir,

De chez Antiochus elle Fait fait bannir.

Elle aurait vu couler sans crainte et sans envie

Chez un prince allié les restes de sa vie.

Le seul Flaminius, trop piqué de l'affront

Que son père défait lui laisse sur le front ;

Car je crois que tu sais que , quand l'aigle romaine

Vit choir ses légions au bord du Trasimène,

Flaminius son père en était général ,

Et qu'il y tomba mort de la main d'Annibal ;

Ce fils donc , qu'a pressé la soif de la vengeance,

S'est aisément rendu de mon intelligence :

L'espoir d'en voir l'objet entre ses mains remis

A pratiqué par lui le bonheur de mon fils ;

Par lui j'ai jeté Rome en haute jalousie

De ce que Nicomède a conquis dans l'Asie,

Et de voir Laodice unir tous ses États ,

Par l'hymen de ce prince , à ceux de Prusias :

Si bien que le sénat prenant un juste ombrage

D'un empire si grand sous un si grand courage ,

11 s'en est fait nommer lui-même ambassadeur,

Pour rompre cet hymen, et borner sa grandeur,

Et voilà le seul point où Rome s'intéresse.

CLÉONE

Attale à ce dessein entreprend sa maîtresse * ! Mais que n'agissait Rome avant que le retour De cet amant si cher affermit son amour?

ARSINOÉ

Irriter un vainqueur en tôte d'une armée Prête à suivre en tous lieux sa colère allumée , C'était trop hasarder; et j'ai cru pour le mieux Qu'il fallait de son fort l'attirer en ces lieux.

' Var. C'est pourquoi donc Attale fnticjucnd sa maitrussc !

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