ACTE 11, SCÈNE III. .>t
Embrasser m;i querelle est le seul droit d'aînesse ; 1 a mortjde Rodogune en nommera l'aîné.
Quoi! vous montrez tous deux un visage étonné ! Kedoutez-vous son frère? après la paix infâme Que même en la jurant je détestais dans l'âme, J'ai fait lever des gens par des ordres secrets Qu'à vous suivre en tous lieux vous trouverez tout prêts ; Et'tandis qu'il fait tète aux princes d'Arménie Nous pouvons sans péril briser sa tyrannie. Qui vous fait donc pâlir à cette juste loi? Est-ce pitié pour elle, est-ce haine pour moi? Voulez-vous l'épouser afin qu'elle me brave. Et mettre mon destin aux mains de mon esclave? Vous ne répondez point! Allez, enfants ingrats,. Pour qui je crus en vain conserver ces Étals : J'ai fait votre oncle roi , j'en ferai bien un autre ; Et mon nom peut encore ici plus que le vôtre.
SÉLEUCUS
Mais, madame, voyez que pour premier exploit '...
Mais que chacun de vous pense à ce qu'il me doit.
Je sais bien que le sang qu'à vos mains je demande
N'est pas le digne essai d'une valeur bien grande;
Mais si vous me devez et le sceptre et le jour.
Ce doit être envers moi le sceau de votre amoui- :
Sans ce gage ma haine à jamais s'en défie;
Ce n'est qu'en m'imitant que l'on me justifie.
Rien ne vous sert ici de faire les surpris :
Je vous le dis encor, le trône est à ce prix;
Je puis en disposer comme de ma conquête ;
Point d'alné, point de roi, qu'en m' apportant sa tête;
Et puisque mon seul choix vous y peut élever,
Pour jouir de mon crime il le faut achever.
V\u. Mais, iiiailamc, peiiscr (juc pour premier exploit.
38 RODOGUNE