I.e secret n'en est su ni de lui, ni de lui
Tu n'en sauras non plus les véritahles causes :
Devine, si tu peux, et choisis, si tu l'oses,
Vvd. Si je t al tant lruiii|ic , je uc te liuuipt; [ilus.
156 HERACLIllS.
L'un des deux est ton fils, raatre es( ton empereur. Tremble dans ton amour, tremble dans ta fureur. Je te veux toujours voir, quoi que ta rage fasse , Craindre ton ennemi dedans ta propre race, Toujours aimer ton fils dedans ton ennemi ;, Sans être ni tyran , ni père qu'à demi. Tandis qu'autour des deux tu perdras ton étude , iMon ame jouira de ton inquiétude; Je rirai de ta peine ; ou , si tu m'en punis, Tu perdras avec moi le secret de ton fils.
PHOCAS
Et si je les punis tous deux sans les connaître , L'un comme Héraclius, l'autre pour vouloir l'être?
LÉOTINE.
Je m'en consolerai quand je verrai Phocas Croire affermir son sceptre en se coupant le bras , Et de la même main son ordre tyrannique Venger Héraclius dessus son fils unique.
PHOCAS
Quelle reconnaissance , ingrate, tu me rends Des bienfaits répandus sur toi , sur tes parents , De t'avoir confié ce fils que tu me caches, D'avoir mis en tes mains ce cœur que tu m'arraches , D'avoir mis à tes pieds ma cour qui t'adorait ! Rends-moi mon fils, ingrate.
LÉONTINE
Il m'en désavouerait ; Et ce fils, quel qu'il soit, que tu ne peux connaître, A le cœur assez jjon pour ne vouloir pas Têtre. Admire sa vertu qui trouble ton repos.
C'est du fils d'un tyran que j'ai fait ce héros; Tant ce qu'il a reçu d heureuse nourriture '
' V vH. Tout o: fiiiil ;i reçu de bonne nourriture