‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatiqueChapitre 178 sur 355 · ACTE V, SCÈNE T · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE T

UiK^ iU ni'oter rhonneiii- (piand il mr t'niil moiirii*?

CINNA

Mouivz , mais en mourant no sonill<'Z point ma liloiir.

KMILIK.

Ea mi<Minc se flétrit si Cc^sar te veut (M'oiro.

CINN A .

Et la mienne se perd si vous tirez à. vous Toute celle qui suit de si généreux coups.

ÔÏILIE.

Eh bien ! prends-en ta part, et me laisse la mienne ; Ce serait Faifaiblir que d'affaiblir la tienne : La gloire et le plaisir^ la honte et les tourments , Tout doit être commun entre de vrais amants.

Nos deux âmes, seigneur, sont deux âmes romaines ; Unissant nos désirs , nous unîmes nos haines ; De nos parents perdus le vif ressentiment Nous apprit nos devoirs en un même moment; En ce noble dessein nos cœurs se rencontrèrent; Nos esprits généreux ensemble le formèrent ; Ensemble nous cherchons Thonneur d'un beau trépas : Vous- vouliez nous unir, ne nous séparez pas.

AUGUSTE

Oui, je vous unirai, couple ingrat et perlide, Et plus mon ennemi qu'Antoine ni Lépide; Oui , je vous unirai, puisque vous le voulez : il faut bien satisfaire aux feux dont vous brûlez; Et que tout l'univers, sachant ce qni m'anime. S'étonne du supplice aussi bien que du crime.

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