‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatiqueChapitre 179 sur 355 · AUGUSTE, LIVIE, CINNA, MAXIME, EMILIE FULVIE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, LIVIE, CINNA, MAXIME, EMILIE FULVIE

AUGUSTE

Mais enfin le ciel m'aime, et ses bienfaits nouveaiLx* Ont arraché Maxime à la fureur des eaux. Approche , seul ami que j'éprouve fidèle.

MAXIME

Honorez moins, seigneur, une âme criminelle.

AUGUSTE

Ne parlons plus de crime après ton repentir. Après que du péril tu m'as su garantir ; C'est à toi que je dois et le jour et l'empire.

MAXIME

De tous vos ennemis connaissez mieux le pire : Si vous régnez encor, seigneur, si vous vivez , C'est ma jalouse rage à qui vous le devez.

Un vertueux remords n'a point touché mon ame; Pour perdre mon rival j'ai découvert sa trame; Euphorbe vous a feint que je m'étais noyé. De crainte qu'après moi vous n'eussiez envoyé : Je voulais avoir lieu d'abuser Emilie , Effrayer son esprit, la tirer d'Italie , Et pensais la résoudre à cet enlèvement Sous l'espoir du retour pour venger son amant; Mais , au lieu de goûter ces grossières amorces. Sa vertu combattue a redoublé ses forces. Elle a lu dans mon cœur; vous savez le surplus, Et je vous en ferais des récits superflus.

« Var. Mais enfin W cu\ maiinr , et parmi tant tir maux Il ma rendu Maxime, et Ta sauvé dos eaux.

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