ACTE QUATRIEME
SCEINE 1.
POLYEUGTE, GLÉON; trois autres gabdiîs.
POLYEUCTE
Gardes^ que me veuUoii?
CLÉOX.
Pauline vous demande.
POLYEUCTE
0' présence, ô combat que surtout j'appréhende \ Félix , dans la prison j'ai triomphé de toi , J'ai ri de ta menace , et t'ai vu sans effroi : Tu prends pour fen venger de plus puissantes armes; Je craignais beaucoup moins tes bourreaux que ses lar- Seigneur, qui vois ici les périls que je cour*5, [uies. En ce pressant besoin redouble ton secours ; Et toi qui , tout sortant encor de la victoire , Regardes mes travaux du séjour de la gloire, Gher Néarque, pour vaincre un si fort ennemi, Prôte du haut du ciel la main à ton ami. ! Gardes, oseriez-vous me rendre un bon office? Non pour me dérober aux rigueurs du supplice \ Ce n'est pas mon dessein qu'on me fasse évader; Mais comme il suffira de trois à me garder, 1^'autre m'obligerait d'aller quérir Sévère ; Je crois que sans péril on peut me satisfaire ^ :
' V\K. CLKO>.
Nous n'osons plus , seigneur, vous rendre aucun service,
POLYEt'CTK. ^
Je ne vous parle pas de me faire évader. \ AK. Je crois que sans péril cela se peut bien faire.
3G0 POLYEUCTE
Si j'avais pu lui dire un secret important.
Il vivrait plus heureux , et je mourrais content.
CLKOX.
Si vous me l'ordonnez, j'y cours en diligence '.
POLYEUCTE
Sévère à mon défaut fera ta récompense.
Va, ne perds point de temps, et reviens prompteuient,
CLLOX.
Je serai de retour, seigneur, dans un moment.