CORNÉLIE^ CLÉOPATRE, ACHORÉE, PHILIPPE, CHARMION
CLÉOPATRE
Hélas ! sur son visage Rien ne s'offre à mes yeux que de mauvais présage. Ne nous déguisez rien, parlez sans me flatter :
• Var. Le ciel règle souvent les effets par les causes, » Vah. a quels souhaits le ciel aura mieux répondu
4tî8 POMPKi:.
Qu'ai-je à craindre , Achorée? ou qu'ai-je à regretter?
ACHORÉE
Aussitôt que César eut su la perfidie. . .
CLÉOPATRE
Ce ne sont pas ses soins que je veux qu'on me die ' ;
Je sais qu'il fit trancher et clore ce conduit
Par où ce grand secours devait être introduit ;
Qu'il manda tous les siens pour s'assurer la place
Où Photin a reçu le prix de son audace ;
Que d'un si prompt supplice Acbillas étonné
S'est aisément saisi du port abandonné;
Que le roi Ta suivi ; qu'Antoine a mis à terre
Ce qui dans ses vaisseaux restait de gens de guerre ;
Que César Ta rejoint ; et je ne doute pas
Qu'il n'ait su vaincre encore , et punir Achillas.
ACHORÉE
Oui , madame, on a vu son bonheur ordinaire...
CLÉOPATRE
Dites-moi seulement s'il a sauvé mon frère , S'il m'a tenu promesse.
ACHORÉE
Oui , de tout son pouvoir.
CLÉOPATRE
(Test là l'unique point que je voulais savoir. Madame, vous voyez, les dieux m'ont écoutée.
CORNÉLIE
Ils n'ont que différé la peine méritée.
CLÉOPATRE
Vous la vouliez sur l'heure , ils l'en ont garanti.
ACHORÉE
Il faudrait qu'A nos vœux il eût m'unw consenti V
' \ AH. Ail : ce nosl pas ses soins tjue je ^clu nuOn me ilie, -' \ Ah. Du moins Ces-tr l'eût fait , s'il l'avait consenti.