DIÈGUE
\ fait un coup d'homme de biei
CniMÈNE.
Il a tué mon père.
^ Imit. Sefior, a mi padre han mucilo.
64 LE Cil)
CHIMÈNE
Au sang de ses sujets un roi doit la justice K
D. DIÈGUE
- Pour la juste vengeance il n'est point de supplice \
Levez-vous l'un et l'autre, et parlez à loisir. Clîimène , je prends part à votre déplaisir; D'une égale douleur je sens mon âme atteinte.
( à don Diègue, )
Vous parlerez après; ne troublez pas sa plainte.
CUIMÈNE.
Sire, mon père est mort; mes yeux ont vu son sang^ (ùouler à gros bouillons de son généreux flanc ; Ce sang qui tant de fois garantit vos murailles. Ce sang qui tant de fois vous gagna des batailles , Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d'autres que pour vous , Qu'au milieu des hasards n'osait verser la guerre , Rodrigue en votre cour vient d'en couvrir la terre ^ '' J'ai couru sur le lieu, sans force et sans couleur ' ; Je l'ai trouvé sans vie. Excusez ma douleur, Sire, la voix me manque à ce récit funeste ;
' iMiT. ' Ilabiâ en los reyes juslicia. " 2 V\n. Une vengeance juste est sans peur du supplice. ^Imit. Justa venganza lie tomado.
'^ Imit. Yo vi con mis popios ojos
Tenido el lucicntc acero.
k Vers supprimés par Corneille ••
Et, pour son coup d'essai , son indifiuo attentat D'un si ferme soutien a privé votre État , De vos meilleurs soldats abattu lassuranco El de vos ennemis relevé l'espérance.
\ Ml. J'arrivai s(u- le lieu , sans force et s.uis cmuIcup : Je le trouvai sans vie.
' Imit. Vo llei;nr cas! sin vida.