ACTE IV, SCÈNE IV
Et, voyant un renfort qui nous vient secourir,
L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir ^ .
Ils gagnent leurs vaisseaux , ils en coupent les câbles ,
Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables^.
Font retraite en tumulte, et sans considérer
Si leurs rois avec eux peuvent se retirer ^.
Pour souffrir ce devoir, leur frayeur est trop forte ;
Le flux les apporta , le reflux les remporte ;
Cependant que leurs rois, engagés parmi nous,
Et quelque peu des leurs , tout percés de nos coups ,
Disputent vaillamment et vendent bien leur vie.
A se rendre moi-même en vain je les convie ;
Le cimeterre au poing, ils ne m'écoutent pas :
Mais voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats ,
Et que seuls désormais en vain ils se défendent ,
Us demandent le chef; je me nomme, ils se rendent.
Je vous les envoyai tous deux en même temps ;
Et le combat cessa faute de combattants.
C'est de cette façon que , pour votre service. . .,