D. RODRIGUE, CHIMÈNE
CHIMÈNE
Quoi ! Rodrigue, en plein jour! d'où te vient cette audace? Va, tu me perds d'honneur; retire-toi ^ de grâce.
D. RODRIGUE
Je vais mourir, madame , et vous viens en ce lieu , Avant le coup mortel , dire un dernier adieu ; Cet immuable amour qui sous vos lois m'engage ^ N'ose accepter ma mort sans vous en faire hommage.
CHIMÈNE
Tu vas mourir !
D. RODRIGUE
Je cours à ces heureux moments Qui vont livrer ma vie à vos ressentiments.
CUIMÈNE.
Tu vas mourir! Don Sanche est-il si redoutable, Qu'il donne l'épouvante à ce cœur indomptable? Qui t'a rendu si fai])le? ou qui le rend si fort? Rodrigue va combattre, et se croit déjà mort! Celui qui n'a pas craint les Maures ni mon père , Va combattre don Sanche, et déjà désespère!
' Yak. Mon amour vous le doit, et mon cœur qui soupire Nose , sans votre aveu , sortir «le votre empire.
ciiimkm:.
Tu vas mourir !
n. ROURICUIÙ.
J'y cours . «-t le comte est veiiK*- Aiissiiùi .|u:' lie \ous j'en aurai le courc.