PROLOGUE
Pour des geus de bon goût, qui, loin d'être l'appui
Des impertinences d'autrui , Sont ravis de les voir ponr s'empêcher d'en faire.
Les plus judicieux conseils A nous porter au bien servent moins d'ordinaire
Que les fautes de nos pareils.
Ne vous attendez pas à des éclats de rire Dans ce qu'on va représenter:
L'intention de la satire Est d'instruire et non de flatter.
Quoijjue, depuis Ésope, il plaise aux destinées
Avoir fait écouler plus de deux mille années, Ou la chronologie a tort.
Tous les hommes étant des hommes ,
Ceux des siècles passés et du temps où nous sommes Ont toujours eu quelque rapport.
Si quelqu'un, par hasard, d'un mauvais caractère , s'y trouve si bien peint qu'il soit presque parlant.
Il ne tient qu'à lui de bien faire.
Il ne sera plus ressemblant.
Je ne vous dis rien de l'ouvrcige ; S'il mérite votre suffrage.
Sans vous le demander , il est sûr de l'avoir. Mon but, en le faisant, fut l'honneur de vous plaire: C'est le plus digne salaire Que j'en puisse recevoir