‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 146 sur 228 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Pour des geus de bon goût, qui, loin d'être l'appui

Des impertinences d'autrui , Sont ravis de les voir ponr s'empêcher d'en faire.

Les plus judicieux conseils A nous porter au bien servent moins d'ordinaire

Que les fautes de nos pareils.

Ne vous attendez pas à des éclats de rire Dans ce qu'on va représenter:

L'intention de la satire Est d'instruire et non de flatter.

Quoijjue, depuis Ésope, il plaise aux destinées

Avoir fait écouler plus de deux mille années, Ou la chronologie a tort.

Tous les hommes étant des hommes ,

Ceux des siècles passés et du temps où nous sommes Ont toujours eu quelque rapport.

Si quelqu'un, par hasard, d'un mauvais caractère , s'y trouve si bien peint qu'il soit presque parlant.

Il ne tient qu'à lui de bien faire.

Il ne sera plus ressemblant.

Je ne vous dis rien de l'ouvrcige ; S'il mérite votre suffrage.

Sans vous le demander , il est sûr de l'avoir. Mon but, en le faisant, fut l'honneur de vous plaire: C'est le plus digne salaire Que j'en puisse recevoir

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