‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 200 sur 228 · LA COLOMBE ET LA FOURML FABLE · texte numérisé non relu

LA COLOMBE ET LA FOURML FABLE

La colombe, qui s'égayoit Au bord d'une fontaine , où l'onde étoit fort belle,

Vit se démener auprès d'elle

Une fourmi qui se noyoit.

Sensible à son malheur, mais encor plus active A lui prêter secours par quelque prompt moyen. Elle cueille un brin d'herbe et l'ajuste si bien. Que la fourmi l'attrape , et regagne la rive.

Quand elle fut hors de danger, Sur le mur le plus près la colombe s'envole. Un manant à pieds nus , qui la voit s'y ranger.

Fait d'abord vœu de la manger,

Et ne croit pas son voeu frivole.

Assuré de l'arc qu'il portoit.

De sa flèche la plus fidèle Il alloit lui donner une atteinte mortelle;

Mais la fourmi, qui le guettoit.

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