ACTE IV, SCÈNE II
Voyant sa bienfaitrice en cet état réduite,
Le mord si rudement au pied ,
Que, se croyant estropié.
Il fait un si grand bruit que l'oiseau prend la fuite.
Par la foible fourmi ce service rendu A la colombe bienfaisante , Est une preuve suffisante Qu'un bienfait n'est jamais perdu.
ARSINOÉ
Il est vrai qu'un bienfait n'est jamais sans salaire, N'eût-on que le plaisir que l'on goûte à le faire. Epouse de Crésus , que mou sort sera doux , Pouvant faire du bien j de commencer par vous ! Je viens exprès ici vous le dire moi-même. Demain , associée à sou pouvoir suprême. Comme de votre bien usez de mon crédit.
[Elle sort.)