‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 10 sur 288 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MONCADE, PASQUIN

PASQUIN

Eh! que dira Cidalise quand elle ne vous verra plus sa moiitre?

moscade.

M'habilleras-tu, te dis-je?

PASQUIN

Eh ! vous ne vouliez pas sortir.

MONCADE

Je ne sais ce que je ferai. J'ai bien envie de passer la journe'e ici. Non, il faut que je sorte. (^croyant entendre du bruit.) On frappe : n'est-ce point encore quelque laquais.

Non , monsieur, personne n'a frappé. Avouez que c'est un fatigant mérite que celui d'être un joli homme, et de ne pouvoir pas faire un pas

22 L'HOMME A BONNE FORTUNE, sans être couru de tout le monde. H y a quelques chagrins et quelques pe'ril» à essuyer, oui, quand on. est fait conune vous.

MO>CAnE.

Il y a des moments où je voudrois n'être point fait comme je suis, et où je dounerois toutes choses au monde pour être fait comme toi. Ne saurois-tu point quelque secret pour me faire haïr?

P.\SQTJI5.

Oui, monsieur, et facile même. Vous n'avez qu'à continuer de vivre comme vous vivez, et je vous garantis haï et méprisé de tout le genre humain, (en tendan t frapper.) On heurte, ce coup-ci.

MONCADE

Ouvre.

p A s Q r I N , npi'ès avoir été ouvrir. C'est de la part de Cidalise.

SCÈiSE IX.

MONCADE, PASQUIN, i.e laquais

r)E CIDALISE.

LE LAQUAIS, à Moiicade.

Monsieur, j'ai donné une lettre et une montre.

MONCADE, lui don nan t l'agrafe.

Je sais ce que c'est. Tiens, donne-lui cela.

{Le lax^uaûi sort.)

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