‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 11 sur 288 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MONCADE, PASQUIN

P A s Q u I N , à part.

Ce qui vieat de la flûte s'en retourne au tambour.

MONCADE

Te voilà bien étonné?

PAsouI^f.

Moi? point ; je trouve cela le mieux du monde. Aimer celle-ci aujourd'hui, demain la trahir; prendre de l'une pour donner à l'autre ; fausses confidences, noirceurs, billets sacrifiés, flatteries, médisances : ba^ijatelles ! me voila prêt à tout. Nous n'en serons pas plus riches a la fin ; mais nous rirons bien : n'est-ce pas, monsieur?

MONCADE

Ah! je suis ravi de te voir raisonnable.

r ASQUIN.

Ah, monsieur ! qu'un diable et un ermite vivent ensemble quelque temps , l'enriite deviendra diable, ou le diable ermite; j'en suis absolument convaincu. Çà, voyons qui sera la malheuren-;e que vous allez mettre en réputation par quelque hmuvelle perfidie? car aussi bien vois-je clairement que votre tendresse est usée pour la marquise.

MO>C A DE

Laquelle ?

PASQriîf.

Hélas ! celle à qui vous juriez, il n'y a pas longtemps, de n'être jamais infidèle.

MONCADE

Non, je ne l'aime plus.

PASQUIN

Vos feux ne sont guère plus véhéments pour cette bonne dame à qui je portai votre portrait le même jour?

MONC AUE.

Ah ! fi ! je ne la puis souffrir ; elle met du blanc.

PASQUIM.

Et l'autre, sa bonne amie ?

MOKCADE.

Elle n'a point d'esprit.

Et la veuve de ce conseiller?

MONC A DE.

Elle n'est pas riche.

PASQU IN.

Et sa sœur ?

MONC AD E.

Elle ne peut souffrir l'odeur du tabac.

p A SQL IN.

L'odeur du tabac?... Eh! mort de ma vie! de

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