‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 113 sur 288 · ACTE 1, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE V

M. Dr n CE T.

Non, je vous en réponds; j'y viendrois tout botté.

M ARTHO>'.

Tout botté!

cm ALISE.

Marlhon, ne plaisante point; il y a bien autant de passion à l'un qu'à l'autre.

MAP. THON

Moi, madame, je ne plaisante point.

CID ALISE

Eh bien , monsieur ! comment va mon procès ?

M. niTRCET.

Ah, madame! le rapporteur se tiendroit fort heureux, si vous aviez autant d'ardeur pour lui qu'il en a pour tout ce qui vous touche.

CID A LISE

Dites-moi, je vous prie, en quel état est mon procès.

M. nUECET.

Madame, rien ne m'embarrasse sur votre affaire; et, quand il y auroit plus de difficulté qu'il n'y en a, j'ai des amis qui voudront bien me servir en appuyant mes sentiments. Si l'appel de la sentence de liquidation de vos conventions matrimoniales eût été plus tôt conclu et reçu , il y a loDf[.temps que vou^ seriez hors d'affaire ; et je

176 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE, n'aurois pas manqué de vous accorder tout ce qui auroit dépendu de mon ministère, et au-delà, avec une rude condamnation de tous dépens, dommages et intérêts.

Quand tout cela sera fait, monsieur, aurai-je gagné mon procès? car je ne comprends rien à ces choses.

M. DrRCET.

Tout ira bien, madame, ne vous mettez point en peine.

MABTHON.

Eh ! monsieur, comn>ent pouvez-vous dormir avec tout ce tintamarre-là dans la tète ? M. nu p. CET.

Ah! Marthon, si je n'avois autre chose qui m'empêchât de dormir...

CIDALISE

Achevez, monsieur, que voulez-vous dire?

M. DURCET.

Il vient des gens les soirs, qui me réveillent de bon matin, madame.

CIDALISE

C'en est assez, je vous entends; et je veux bien calmer vos inquiétudes. Les assiduités de monsieur Basset vous chagrinent ; croyez qu'elles me chagrinent autant que vous. C'est mm oncle qui

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