‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 128 sur 288 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

plus que monsieur votre oncle nous attendoit dans la cour; qu'il se promeuoit en long, en large; qu'il prenoit le ciel à témoin, qu'il tempetoit, qu'il menaçoit^

CIDALISE

Oh! pourcejour-là, je t'avoue que j'en eus pitié.

M.VRTHON.

Madame votre tante ne vous fit-elle point de pitié ausd , qui le contrefaisoit en tout , et l'adoucissoit d'une manière à l'irriter mille fois davantage?

CIDAL ISE.

Je crois qu'elle s'évanouit aussi?

M A RTHO^.

Elle en fit semblant du moins : mais je lui jetai «ne aiguiérée d'eau par le nez, qui lui fit bientôt changer de résolution. Mort de ma vie ! je n'aime point les hypocrites ; elle n'étoit fâchée que de n'avoir pas été avec nous.

CIDALISE

Il n'en faut point douter.

M ARTHON

Oh! çà donc, croyez-moi, ne vous allez point mettre de fariboles dans la tète, qui ne sont bonnes à rien. Que monsieur votre oncle se fâche ou ne se fâche point, tout cela est la même chose à votre égard.

^oo LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.

CIDALISE

Tu as raison.

MARTHON.

Voyons donc pour Éraste.

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