SCÈNE YI
CIDALISE, LUCILE, MARTHON.
CIBALISE.
Eh bien! ma chère enfant, il y avoit longtemps que je ne vous avois embrassée. Vous ne me dites mot?
LUCILE
Ma cousine , au moins je vous prie bien fort de ne point dire à ma mère que je suis venue ici.
CIDALISE
Pourquoi doue cette pre'caution? Est-ce qu'il y a du mal à me venir voir?
LUCILE
Eh ! mon dieu, ne savez-vous pas son humeur ? Elle ne me croit jamais bien qu'avec elle; et, pour surcroît encore, Céphise, votre tante, l'achève de gâter. Ma mèie m'a envoyée chez elle ; mais j'ai pris ce temps-la pour vous prier de me faire une grâce.